Importation d'œuvres d'art en Italie : les risques pénaux pesant sur l'acquéreur de bonne foi (2026)
- Célia Chauffray
- 1 juin
- 11 min de lecture

L'Italie a longtemps incarné, aux yeux du marché de l'art international, le modèle de la protection rigoureuse du patrimoine culturel. Ses dispositifs de contrôle des exportations, hérités du XIXe siècle et sans cesse renforcés, ont effectivement préservé un patrimoine exceptionnel.
Mais ce modèle protecteur a connu, au cours des dernières années, une mutation importante : le droit administratif des biens culturels a cédé une part croissante de terrain au droit pénal.
Ce glissement n'est pas anodin car il transforme en risque de poursuites pénales ce qui relevait, hier encore, du contentieux administratif. Il fait peser sur l'acquéreur de bonne foi (collectionneur privé, galerie, maison de ventes) une charge probatoire souvent impossible à satisfaire.
L'année 2026 marque à cet égard un point de cristallisation.
La réforme Italia in Scena (Loi n° 40/2026) a introduit des assouplissements réels sur le plan des seuils d'exportation et des formalités administratives. Ces aménagements ne doivent toutefois pas occulter le fait que le dispositif pénal applicable aux importations d'œuvres d'origine italienne, consolidé par la Loi n° 22 du 9 mars 2022, demeure l'un des plus sévères d'Europe.
Comprendre ce dispositif est une nécessité pour tout acteur du marché de l'art qui achète, vend, prête ou expose en lien avec l'Italie.
I. Un régime juridique stratifié : du droit européen au droit pénal national
A. Le Règlement (UE) 2019/880 : la première strate de contraintes
Avant même d'aborder le droit interne italien, tout importateur d'œuvres d'art sur le territoire de l'Union européenne est soumis au Règlement (UE) 2019/880 du 17 avril 2019, devenu pleinement contraignant le 28 juin 2025 avec l'entrée en opération du système informatique centralisé ICG.
Ce texte institue un contrôle gradué à la frontière extérieure de l'Union pour les biens culturels provenant de pays tiers, fondé sur deux critères cumulatifs : l'ancienneté de l'objet et sa valeur financière.
Pour les objets archéologiques de plus de 250 ans, une licence d'importation préalable est requise sans condition de valeur.
Pour les autres catégories (peintures, œuvres sur support, collections) dont l'ancienneté dépasse 200 ans et la valeur douanière excède 18 000 euros, l'importateur doit soumettre une déclaration accompagnée d'une documentation descriptive détaillée.
L'obstacle systémique de ce règlement tient à son exigence probatoire centrale : l'importateur doit démontrer que l'exportation initiale depuis le pays d'origine était légale au regard des lois en vigueur à l'époque de cette exportation. Pour un objet ayant circulé pendant plusieurs décennies ou plusieurs siècles sur le marché international, cette reconstitution documentaire relève souvent de l'impossible.
Le règlement visait à lutter contre le trafic de biens culturels issus de pillages en zones de conflit : en pratique, il frappe indistinctement les œuvres à la provenance imparfaitement documentée, sans que cela implique la moindre irrégularité réelle.
Les exemptions prévues pour les prêts à des fins éducatives ou scientifiques concernent principalement les musées publics. Les collectionneurs privés et les institutions non publiques se trouvent confrontés à des exigences que le marché qualifie d'inapplicables dans de nombreuses configurations.
B. Le droit interne italien : le certificat d'importation comme protection partielle
À ce premier niveau se superpose le droit interne italien.
L'article 72 du Code des biens culturels (Codice dei beni culturali e del paesaggio, décret législatif n° 42/2004) organise le système du Certificato d'Avvenuta Importazione (CAI), applicable aux œuvres provenant de pays hors Union européenne, et du Certificato d'Avvenuta Spedizione (CAS), pour les œuvres en provenance d'États membres.
Le mécanisme repose sur une logique de protection temporaire.
Délivré par l'Office des exportations (Ufficio Esportazione) après vérification physique de l'œuvre, le certificat a une validité de cinq ans renouvelable.
Pendant cette fenêtre, il garantit deux avantages : la possibilité de réexporter l'œuvre sans solliciter une nouvelle licence d'exportation standard (attestato di libera circolazione), et l'impossibilité pour l'État de classer l'objet comme trésor national (dichiarazione di interesse culturale), ce qui bloquerait définitivement la pièce sur le territoire.
Ces garanties sont réelles mais partielles.
Les réformes administratives récentes ont étendu la possibilité d'obtenir ce certificat à l'ensemble des catégories de biens culturels entrants, y compris pour des œuvres de moins de 70 ans ou de valeur inférieure aux anciens seuils.
Mais le certificat ne constitue en aucun cas une immunité. L'administration italienne le précise clairement : l'octroi d'un document administratif ne vaut pas purge des irrégularités passées. Si des éléments nouveaux apparaissent (par exemple : signalement de l'œuvre dans une base de données d'objets volés, suspicion de fouille archéologique clandestine, demande de restitution d'un État tiers) les autorités conservent la faculté d'intervenir sous l'empire du droit pénal, lequel prime sur le droit administratif.
II. La pénalisation du marché de l'art : la Loi n° 22/2022 et la Convention de Nicosie
A. De la protection administrative à la sanction pénale
Le tournant décisif est intervenu avec la Loi n° 22 du 9 mars 2022, par laquelle l'Italie a transposé la Convention du Conseil de l'Europe sur les infractions relatives aux biens culturels, signée à Nicosie en 2017 et ratifiée par la Loi n° 6 du 21 janvier 2022. Ce texte a profondément reconfiguré l'architecture répressive italienne en matière de patrimoine culturel.
Avant cette réforme, les infractions au Code des biens culturels relevaient pour l'essentiel de sanctions administratives ou de dispositions pénales dispersées dans des textes sectoriels.
La Loi n° 22/2022 a transféré et durci ces sanctions en les intégrant au Code pénal commun sous un titre entièrement nouveau : « Délits contre le patrimoine culturel » (Reati contro il patrimonio culturale), codifié aux articles 518-bis et suivants.
Ce rattachement au droit commun place la protection du patrimoine culturel au même niveau de gravité que les infractions de droit commun, avec toutes les conséquences que cela emporte en termes de procédure et de sanction.
B. Les nouvelles infractions et leur sévérité
L'article 518 decies du Code pénal italien érige en délit pénal autonome le fait d'introduire, d'importer ou de receler sur le territoire national un bien culturel provenant d'une fouille clandestine, d'un vol, ou exporté en violation des lois du pays d'origine. La peine de base est un emprisonnement de deux à six ans, assortie d'une amende pouvant atteindre 80 000 euros.
Lorsque l'infraction est commise dans le cadre d'une activité professionnelle (galerie, maison de ventes, expert), des peines complémentaires d'interdiction d'exercer s'appliquent automatiquement. Les musées ne sont pas davantage à l'abri : les conservateurs et les institutions muséales s'exposent aux mêmes sanctions s'il est établi qu'ils ont omis de vérifier l'ensemble des passages historiques d'une œuvre dont ils assurent la conservation ou l'exposition.
Ce régime s'applique à tout bien culturel entrant sur le territoire, quelle que soit la nationalité de l'acquéreur et quel que soit l'État dans lequel la transaction initiale a eu lieu. Ainsi, un collectionneur français qui acquiert à Londres une œuvre d'origine italienne, puis l'importe ou tente de la faire entrer en Italie, entre dans le champ d'application de ces dispositions.
III. L'inversion de la charge de la preuve : le cœur du dispositif répressif
A. La stratégie des parquets italiens
La compréhension du risque réel exige d'aller au-delà de la lecture des textes pour observer comment les parquets italiens appliquent ce dispositif. Or, la pratique révèle une doctrine judiciaire dont les effets sur le marché sont considérables.
Lorsqu'un objet d'art d'origine italienne évidente est réintroduit sur le territoire, ou identifié dans une collection présentée à l'occasion d'une exposition, les procureurs exigent du détenteur ou de l'importateur qu'il démontre le moment exact et la régularité légale de la sortie initiale d'Italie.
La présentation de l'ancien certificat d'exportation étatique de l'époque est requise.
En l'absence de cette documentation, le parquet applique une présomption de sortie illicite et ouvre immédiatement une procédure pénale.
Cette construction procédurale opère en pratique une inversion de la charge de la preuve. En effet, en droit commun, il appartient à l'accusation de démontrer la commission d'une infraction. Ici, c'est au détenteur de l'œuvre de démontrer que celle-ci n'a pas été illégalement exportée, parfois à une époque antérieure de plusieurs décennies, dans un cadre juridique et documentaire souvent inaccessible.
La bonne foi de l'acquéreur actuel ne constitue pas, par elle-même, une défense suffisante.
B. La confiscation obligatoire, même en cas de prescription
Le mécanisme le plus redoutable du dispositif répressif italien réside dans la confiscation obligatoire, qui survit à la prescription de l'action pénale.
En droit pénal italien, même lorsque l'infraction initiale (la sortie illégale d'Italie ou la fouille clandestine) est juridiquement prescrite en raison de l'écoulement du temps, la confiscation du bien culturel demeure obligatoire. L'extinction de l'action publique ne purge pas l'illégalité de l'origine de l'objet. Le bien peut être confisqué quand bien même personne ne peut plus être poursuivi pour l'infraction initiale.
Cette dissociation entre la sanction personnelle et la sanction réelle est fondamentale.
Elle signifie que l'acquéreur d'une œuvre dont la sortie d'Italie remonterait à plusieurs décennies (et serait donc prescrite au plan pénal) n'est pas pour autant à l'abri d'une saisie, puisque la prescription de l'infraction personnelle ne fait pas obstacle à la confiscation de l'objet.
Les autorités italiennes ont systématisé l'usage de la voie pénale, préférée à l'action civile internationale de restitution en raison de sa rapidité et de son efficacité : un mandat de saisie pénale peut bloquer une œuvre dès qu'elle franchit la frontière ou qu'elle est présentée dans le cadre d'une exposition.
IV. Les protections disponibles et leurs limites
A. La stabilisation des titres d'exportation : l'apport de la jurisprudence 2023-2025
Dans ce panorama préoccupant, la jurisprudence récente a apporté des garanties significatives, qui méritent d'être mentionnées.
L'arrêt du Conseil d'État italien (Consiglio di Stato, 6e section, n° 9962 du 21 novembre 2023), rendu dans l'affaire opposant le Getty Museum au ministère de la Culture à propos d'un tableau de Jacopo da Ponte dit Bassano, a posé un principe fondamental : la charge de l'évaluation scientifique des œuvres repose sur les commissions d'experts de l'Office des exportations, et non sur le vendeur ou l'acheteur privé. L'État ne peut reprocher à un propriétaire de bonne foi de ne pas avoir communiqué des expertises que l'administration elle-même n'avait pas conduites.
La Cour constitutionnelle italienne a confirmé et étendu ce principe dans sa décision n° 88 du 26 juin 2025, qui a strictement encadré le pouvoir de révocation des licences d'exportation. L'administration dispose désormais d'une fenêtre maximale de six mois pour revenir sur un certificat d'exportation délivré. Passé ce délai, le titre d'exportation est stabilisé et ne peut plus être annulé, sauf à démontrer un comportement frauduleux du demandeur (c'est-à-dire la preuve que le vendeur a sciemment dissimulé un élément révélant l'importance de l'œuvre pour induire l'administration en erreur).
Ces décisions ont radicalement transformé la sécurité juridique des acquéreurs d'œuvres munies d'un titre d'exportation italien valide.
Elles protègent contre les révocations tardives fondées sur un simple changement d'attribution ou sur des pressions politiques locales, mais elles ne protègent pas contre les procédures pénales engagées pour des faits antérieurs à la délivrance du certificat d'exportation.
B. L'assurance du risque d'exportation
La question de l'assurabilité du risque de refus d'exportation ou de confiscation mérite une réponse nuancée.
En pratique, les polices d'assurance couvrant ce type de risque sont difficiles à structurer : la qualification du risque comme risque de nature politique se heurte souvent aux conditions générales des assureurs classiques.
La solution consiste à concevoir une police spécifique garantissant l'impossibilité d'exporter les biens, non pas le risque de confiscation lui-même, qui relève d'une logique différente.
Il convient par ailleurs de noter que, même en cas de refus d'exportation, la propriété de l'œuvre reste en principe acquise à l'acheteur. Mais les conséquences pratiques peuvent être dévastatrices : des œuvres classées trésor national après acquisition sont ainsi immobilisées sur le territoire italien, parfois pour des durées indéfinies. Le déclassement ultérieur est possible en droit mais extrêmement difficile à obtenir dans les faits.
V. Stratégies pratiques pour les acteurs du marché
A. La due diligence de provenance : un impératif de premier rang
Pour tout acteur du marché (collectionneur, galerie ou maison de ventes) envisageant l'acquisition d'une œuvre susceptible d'être d'origine italienne, la due diligence de provenance est la condition première et non négociable d'une opération sécurisée.
Cette due diligence ne se limite pas à la vérification des bases de données d'objets volés (Interpol, Art Loss Register, TREIMA, Leonardo).
Elle exige une reconstitution aussi complète que possible de l'historique de l'œuvre depuis au moins 1970 (date de la Convention de l'UNESCO sur les biens culturels), avec une attention particulière aux points de sortie du territoire italien, documentés par des licences d'exportation de l'époque. Lorsque cette documentation est manquante ou lacunaire, la question n'est pas de savoir si le risque est réel, mais de le quantifier avec précision avant de décider d'agir.
Pour les objets archéologiques ou les œuvres dont l'origine italienne est probable sans être certaine, le seuil d'exigence documentaire est encore plus élevé. L'absence de documentation antérieure à 1970 ne crée pas nécessairement une présomption légale d'illicéité mais elle crée une forme de présomption judiciaire effective dans la pratique des parquets italiens.
B. Les solutions contractuelles dans les ventes aux enchères
Face à l'ampleur du risque d'impossibilité d'exportation, le marché des ventes aux enchères en Italie a développé une solution contractuelle qui tend à se généraliser : l'offre conditionnelle (offerta condizionale). L'enchérisseur conditionne son offre à l'obtention effective d'une licence d'exportation, de sorte que si cette licence est refusée par les autorités, le contrat de vente est alors résolu de plein droit.
Cette clause protège l'acheteur contre le risque lié à la situation dans laquelle il deviendrait propriétaire d'une œuvre qu'il ne pourrait sortir du territoire italien. Les maisons de ventes actives en Italie ont largement adopté ce mécanisme, les enchérisseurs refusant de supporter seuls un aléa juridique qui peut s'avérer total.
Statistiquement, le taux de refus de licences d'exportation représente environ 2,5 % de l'ensemble des demandes. Ce chiffre global est trompeur : pour les œuvres de haute valeur, les praticiens estiment que la probabilité réelle de refus oscille entre 70 % et 90 %, ce qui transforme le risque statistique en risque systémique pour ce segment du marché.
C. Les implications pour les acteurs français
Pour une galerie, une maison de ventes ou un collectionneur français en relation avec l'Italie, les recommandations de vigilance se déclinent à plusieurs niveaux.
En amont de toute acquisition d'une œuvre d'origine italienne, quel que soit le lieu de la transaction (Paris, Londres, New York), une évaluation rigoureuse de la provenance documentée doit précéder tout engagement contractuel.
En cas de prêt à une institution italienne, les conditions d'immunité de saisie prévues par le projet de loi S. 1808, encore en cours d'examen au Sénat, doivent être suivies avec attention : si ce texte est adopté, il modifiera substantiellement les conditions dans lesquelles des œuvres étrangères peuvent être prêtées à des institutions privées italiennes.
La complexité de ce cadre rend indispensable un accompagnement juridique spécialisé, tant en amont pour la structuration des transactions que, le cas échéant, en cours de procédure.
Conclusion
L'Italie n'est pas pour autant devenue un marché inaccessible.
Les réformes récentes et celles en cours (Italia in Scena entrée en vigueur le 14 avril 2026, stabilisation jurisprudentielle des titres d'exportation, future loi sur l'immunité de saisie) témoignent d'une volonté réelle d'adapter un cadre longtemps perçu comme étouffant.
Mais ces évolutions positives ne doivent pas être lues comme un assouplissement du régime pénal applicable aux importations : celui-ci demeure intact dans sa sévérité, et la pratique des parquets continue de créer, pour tout acquéreur de bonne foi d'une œuvre d'origine italienne, un environnement de risque élevé.
La prudence implique d'identifier avec précision ce que l'on peut documenter, ce que l'on ne peut pas reconstituer, et d'adapter en conséquence la structure contractuelle et juridique de chaque opération.
Questions fréquentes
Un acheteur de bonne foi peut-il être poursuivi pénalement en Italie pour l'acquisition d'une œuvre d'origine italienne ?
Oui. Le droit pénal italien (art. 518 decies c.p.) ne distingue pas selon la bonne foi subjective de l'acquéreur. Ce qui est déterminant c'est la capacité à documenter la régularité de la sortie de l'œuvre du territoire italien. En l'absence de cette documentation, les parquets appliquent une présomption de sortie illicite qui peut donner lieu à une procédure pénale, quelle que soit la bonne foi de l'acquéreur actuel.
La prescription de l'infraction initiale protège-t-elle l'acquéreur actuel ?
Non. En droit pénal italien, la confiscation du bien culturel est obligatoire même si l'infraction initiale (sortie illégale, fouille clandestine) est prescrite. L'extinction de l'action publique contre les personnes ne fait pas disparaître l'illégalité de l'origine de l'objet.
Le certificat d'importation italien (CAI) garantit-il une libre circulation de l'œuvre ?
Non. Le certificat d'importation offre une protection administrative temporaire (cinq ans) et empêche pendant cette période la qualification de trésor national. Il ne constitue pas une immunité contre les procédures pénales engagées pour des faits antérieurs à sa délivrance.
Qu'est-ce que la règle de stabilisation des titres d'exportation italiens ?
Depuis l'arrêt du Conseil d'État n° 9962 (2023) et la décision de la Cour constitutionnelle n° 88 (2025), l'État italien ne peut révoquer une licence d'exportation délivrée que dans un délai de six mois suivant sa délivrance. Passé ce délai, le titre est définitivement stable, sauf preuve d'une fraude commise par le demandeur. Cette règle protège les acquéreurs d'œuvres munies d'un titre d'exportation valide contre les révocations tardives.
Qu'est-ce qu'une offre conditionnelle dans les ventes aux enchères italiennes ?
Il s'agit d'une clause contractuelle par laquelle l'enchérisseur conditionne son acquisition à l'obtention effective d'une licence d'exportation. Si la licence est refusée, le contrat de vente est résolu de plein droit. Ce mécanisme protège l'acheteur contre le risque d'être propriétaire d'une œuvre qu'il ne peut pas exporter et dont la valeur de marché se trouverait ainsi annihilée.
Ces enjeux (pénaux, transactionnels, documentaires) s'apprécient au cas par cas et en amont de toute décision. Contactez le Cabinet pour en discuter dans le cadre d'une consultation.
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